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La rencontre d’une personne fragile physiquement ou psychiquement se fait toujours dans le respect de sa liberté. Pour cela, les bénévoles qui souhaitent rejoindre l’aumônerie peuvent bénéficier d’une formation spirituelle, psychologique et sociale qu’appelle toute véritable relation humaine.
"L’épreuve de la maladie oblige à aller directement à l’essentiel, sans faux-fuyants ni détours inutiles. C’est ainsi qu’à l’hôpital, les relations s’établissent assez naturellement et plus aisément qu’ailleurs sur le terrain de la vérité. Il est alors donné de vivre une rencontre authentique avec l’autre, de faire très fortement l’expérience de la proximité.
Personnellement, dans ma mission en aumônerie et tout particulièrement en hôpital psychiatrique où je me trouve maintenant, c’est une "opération " de rapprochement des personnes qui me passionne. Je m’émerveille de voir qu’en dépit de la souffrance qui habituellement éloigne et retranche (et c’est singulièrement le cas de la souffrance psychique qui, par sa nature même, enferme et sépare), il est toujours possible de rejoindre l’autre, aussi lointain qu’il puisse parfois sembler. La relation avec cet autre souffrant en fait un proche, un frère ou une soeur.
Ce petit miracle de la proximité parfois sensible, de la fraternité trouvée, voilà ce qui me rend heureux dans mon engagement à l’hôpital et qui me renforce dans ma foi à ce Dieu qui relève, qui libère et qui guérit. "
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